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04
Sep-2018

Boucle partie 2 – Bolivie ~Tupiza, Salar de Uyuni & Lac Titicaca

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TUPIZA


 

Tupiza est une chouette petite ville du département de Potosi au sud de la Bolivie. elle est située à 2850 mètres d’altitude.

Nous y sommes restés deux jours entre recherche de l’agence avec qui nous partirons à la conquête du Salar ( = désert de sel) de Uyuni et une jolie balade à cheval dans ce décor type far west bolivien.

Cabalgata bolivienne à la découverte des canyons du sud de Tupiza:

ici, ils nous équipent! Nous avons le droit aux bombes sur la tête ainsi qu’aux protèges tibias. Nous avons choisi une ballade de trois heures qui a été très sympathique.

Nous avons visité la Quebrada Palmira, la Puerta del Diablo, la vallée de los Machos ainsi que le Canyon del Inca :

Où manger à Tupiza …?

==> Nous avons mangé au marché local (comedor popular) qui s’est révélé un succès : très bon pour un prix dérisoire !

==> Tupiza est réputé pour les pizzas ( jugez par vous-même le fameux jeu de mots « Tu Pizza ») car à l’époque la majorité des touristes était italiens donc le marché s’est adapté. Nous les avons goutées, elles étaient bonnes mais pas de quoi en faire un plat !

==> Pour les carnivores que nous sommes, nous avons testé la Churrasqueria Moises : un succès également ! Pas de photo malheureusement mais nous étions satisfait de notre viande cuite au grill.

Le matin de notre troisième jour à Tupiza, nous voici prêt à partir pour le tour en 4×4 au Salar de Uyuni et le Sud Lipez .

Notre chauffeur pour ces quatre jours, Hugo, qui a l’air plutôt sympathique . La cuisinière est partagée avec un second 4X4 donc nous avons beaucoup de place pour nous quatre.

Il nous parle un peu de sa ville et nous explique les trois principaux facteur économiques de Tupiza :

1-  les mines, d’argent, d’or et de cuivre 

2 – l’agriculture : maïs et autres

3- le tourisme (50% de français ; 50% autres nationalités mais beaucoup d’européens)

Pendant la première matinée, nous traverserons la région Sud Chichas.

==> Premier arrêt : El sillar

Le nom vient de la forme en selle de cheval de la montagne. Le paysage que l’on a sous les yeux s’appelle la vallée de la lune ( tout comme à San Pedro de Atacama). Ce sont les pluies violentes et l’érosion qui ont sculpté la roche. 

En contrebas, se trouve le lit d’une rivière qui est en eau en saison des pluies ( mois de janvier/ février) . C’est à ce moment que beaucoup de Boliviens viennent pour extraire le quartz, qui contient de l’or, que l’eau fait descendre la montagne . 

Nous passons un col à 4600 m d’altitude et c’est d’ailleurs là que nous voyons le premier accident de 4×4 sur une route de montagne étroite. Notre guide nous indique qu’une nouvelle ligne électrique est en train d’être mise en place, ce qui a fait venir beaucoup d’entreprises avec des chauffeurs non expérimentés. 

Petit Stop à Mina Abaroa qui est un lieu de passage des lamas d’une vallée à une autre. L’après-midi il y en en aurait plus de 1000! 

On traverse un petit village appelé Cerillo, peuplé de 80 habitants mais qui désertent de plus en plus car il n’y a pas de travail. Les maisons sont de couleur terre et de plein pied comme à SPA. Le village possède une école primaire, une auxiliaire médicale et une église dans laquelle la messe se pratique une fois par mois. Ces villages en plein désert sont épatants, tellement éloignés de tout! 

Notre pause déjeuner se fait à la ciudad del encanto. Toutes ces formations de terres au milieu de nulle part sont stupéfiantes ! 

L‘après-midi, nous traverserons la région Sud Lipez

==>Arrêt point de vue et shopping : nous faisons marcher l’économie locale et nous achetons une paire de gants chacun et un bonnet pour braver les soirées plus que fraîches qui nous attendent  🙂

==>Arrêt dans un village en ruine « Puebla Fantasma ». Une jeune guide locale nous expose l’histoire de ce village qui est à 4690 m d’altitude. Il a été créé en raison des mines à proximité puis la profondeur pour atteindre les minéraux étant de plus en plus importante, il fut déserté. L’arrivée des colons espagnols a relancé l’activité, des cheminées ont été créées afin de permettre aux mineurs de respirer puis la peste a fait des ravages ne laissant que quelques survivants. Le village a été complètement abandonné en 1989.

Le chemin que nous parcourons est magnifique depuis le début de la journée. Il n’y a pas un moment où nous ne sommes pas émerveillés et même lorsque les paupières commencent à se faire très lourdes, nous luttons pour ne pas perdre une miette de ces paysages.

Nous passons un col nommé El paso de Marte appelé ainsi à cause des pierres de couleur rouge avant d’arriver à la lagune Morijon : 4855m  d’altitude.

La journée s’achève et nous rejoignons notre refuge au village, situé dans la réserve nationale de faune andine Edmundo Avarao  (150 Bs l’entrée ).

Il n’y a pas de chauffage , nous sommes à 4900 m d’altitude, nous avons très froid ! Nous mangeons d’ailleurs avec le bonnet, les gants et tout ce que nous pouvons avant d’aller retrouver notre gros sac de couchage. Cette première nuit fut assez rude !

J2 : nous nous arrêtons à nouveau voir nos amis les lamas, nous n’en avions encore jamais vu autant. Ils sont assez gros et avec pleins de poils car la période de la tonte n’est pas encore passée ; elle est en octobre-novembre afin qu’ils n’aient pas froid l’hiver ( pas comme nous ! ).

Pause photo lama :

Ensuite, cap sur la lagune Hedionda dont le nom signifie « mauvaise odeur ». Il se dégage effectivement une odeur de souffre.

Au loin, nous distinguons le volcan Zaparelli qui est une frontière naturelle entre le Chili, l’Argentine et la Bolivie.

Nous nous arrêtons brièvement à la lagune Kollpa sur laquelle sont les flamants roses. Il s’agit de l’unique lieu autorisé pour l’exploitation du sel dans ce parc car celle-ci avait commencé avant la nomination du lieu en parc national. 

Salar de Chalviri: en blanc les cristaux composés de carbonate de sodium, chlorure de sodium et sel. Derrière, la Cordillère des Andes bolivienne composée de volcans éteints dont l’altitude est supérieure à 5800 mètres. 

Le désert de Dali- 4300m : son nom a changé à la création du parc pour s’appeler ainsi , les touristes de passage l’auraient apparenté  à une peinture de Dali.

Quelqu’un reconnaît et saurait nous dire de quel tableau il s'agit ?

La lagune verte- 4450m– 17km² : la couleur de cette lagune change en milieu de matinée pour devenir verte en raison des minéraux toxiques tels que l’arsenic, le phosphore et le magnésium qui la composent : c’est l’addition du soleil et du vent qui va permettre le mélange de ces minéraux et donner cette teinte verte.

En arrière plan et dominant cette lagune se trouve le volcan Licanbatur ( 5816m) que l’on apercevait également quand nous étions à SPA.

Juste à côté et légèrement plus en altitude, se trouve la lagune blanche qui alimente la lagune verte qui se sèche vite à cause de minéraux qu’elle contient. Elle se remplit avec la fonte des neiges car à cette altitude, il ne neige pas. 

Suite à ceci, un petit moment de détente avant le déjeuner : la baignade dans les eaux thermales à 38 degrés. C’est très agréable !

Les geysers – 4970 m

Une bonne odeur de souffre nous accueille sur ce site où les couleurs sont stupéfiantes . Quelques geysers crachent mais c’est essentiellement des fumeroles que nous voyons. Il faut toutefois faire très attention à ne pas glisser, un accident est vite arrivé ! 

Maintenant, direction la laguna Colorada qui est apparemment le site préféré de notre guide, à voir ! 

Après 40 minutes de route un peu chaotique, nous voici en amont de la lagune colorée, un point de vue inoubliable :

La lagune fait 60km2 et est la plus grande du sud de Bolivie. Elle se situe à 4272m et sa profondeur maximale est de 60cm ce qui permet aux flamants roses de la parcourir de long en large à la recherche de nourriture. Les algues qui donnent cette couleur rose à la lagune sont aussi la nourriture préférée des flamants, c’est pourquoi il peut y en avoir jusqu’à 40000 à cet endroit et de trois types différents ( les andins, les james et les boliviens).

Un peu de culture sur les flamants :

Chaque année, le flamant doit trouver chaque année une nouvelle compagne en faisant une danse. En décembre, après une période fécondation qui dure entre 28 et 31 jours, les œufs sont déposés au milieu de la lagune là où c’est blanc .

Pendant les trois premiers mois, le petit flamant doit être nourri par sa famille car son bec n’est pas tordu. Il apprend à voler et manger puis à la fin de ce laps de temps, il est abandonné par ses parents.

Nous nous baladons une bonne heure sur ce site magnifique à admirer autant la couleur de l’eau que les animaux sauvages , les beaux flamants roses.

Un paysage magique que nous n’oublierons jamais!

Nous roulons jusqu’à notre refuge situé à Villa Mar.

Nous sommes légèrement redescendu en altitude ( 3900m) mais nous sentons toujours le froid nous pénétrer ! Heureusement, nous avons eu le droit à du vin bolivien qui nous aura permis de nous réchauffer un peu !

Le lendemain matin, après une nuit légèrement meilleure que la veille, nous commençons par le site de la vallée des roches. 

Avec de l’imagination on peut voir pleins de figures dans les pierres et voici la photo souvenir qui est bien dans son temps :

La coupe du monde – champions du monde 2018 

L’Italie perdue : tout provient de l’ histoire de deux italiens à vélo qui se sont retrouvés dans cet endroit pour y dormir car les roches présentaient un bon refuge. Enchantés par celui-ci , ils en ont parlé au village suivant mais ont été incapables de retrouver le lieu .

C’est un super site d’escalade où l’on se donne à cœur joie de monter sur ces beaux et hauts rochers :

Au bord de la lagune gelée ( Vinto) , nous avons la chance de pouvoir observer à la fois lama et flamants roses en arrière plan :

L’étape du midi est une étonnante lagune de couleur noire, perdue entre des formations rocheuses. Trois noms lui sont donnés , le premier est catal et provient d’un langage antique précédent le quechua; le second est la laguna negra donné par les chauffeurs et le dernier est misteriosa donné par les touristes car elle est mystérieusement cachée comme dit avant parmi ces rochers 

Le canyon de l’anaconda :

Une rivière qui serpente en contrebas dont la forme et les couleurs font penser à cet animal. 

On retrouve beaucoup de culture de quinoa en altitude. Presque tout s’exporte en Europe car c’est plus rentable pour eux. Le quinoa se cultive de novembre à mars, pendant la saison plus humide. 

Nous faisons un arrêt dans un petit bar situé dans le village de Juliaca

Dégustation des bières locales au quinoa, cactus et coca. Ma préférée est celle au coca ! 

En fin d’après-midi, nous avons pu voir le coucher de soleil sur le Salar de Uyuni. C’est tellement impressionnant cette quantité de sel, ça s’apparente à de la neige. Pour les explications sur la formation de celui-ci, nous les aurons demain car notre chauffeur est fatigué !

Nous passons notre dernière nuit dans un hôtel de sel en bordure du Salar , superbe mais toujours aussi froid! 

Il faut savoir que nous avons un sac de couchage températures extrêmes, plusieurs couches de vêtements et 4 ou 5 couvertures selon la nuit ! 

Le lendemain matin, lever à 5h pour aller voir le lever de soleil sur le salar depuis l’île de Incahuasi. C’est magnifique, cette île de corail en plein désert de sel avec tous ces cactus. Ils peuvent atteindre jusqu’à 12 mètres de hauteur et certains ont 1220 ans.

Il y a trois grandes îles dans le Salar de Uyuni qui fait 12500 km carré et est le plus grand du monde. Son altitude est de 3656m et elle varie d’année en année : le sel agit à la manière d’une plante et avec les pluies, il se reproduit. Ainsi, la couche de sel augmente de 1 à 2 cm par an et selon l’endroit et la pluie, jusqu’à 3-4cm ! Ce désert s’est formé suite à la disparition du lac Tauca.

La couche sous nos pieds est composée de sel ( 20 à 25 m), de sels de bore, de carbonate de sodium, de lithium puis d’eau. Tout ceci fait une épaisseur de 120 mètres !

Les formations hexagonales sont dues à l’évaporation de l’eau qui est en dessous car le soleil sur le blanc produit une énorme chaleur . 

Les trous d’eau forment des cristaux de sel 

Ensuite vient l’heure des photos illusions :

Pour la fin de notre tour, nous faisons un arrêt à Colchini , qui est un petit village touristique , pour y déjeuner et il est l’heure de se dire au revoir…

Ce fut un séjour merveilleux avec une super équipe , notre chauffeur était très agréable, gentil et surtout conduisait en sécurité. Nous le recommandons vivement :

Hugo de l’agence torre tour. 

Copacabana et le Lac Titicaca


Au départ de Uyuni, nous avons pris un bus de nuit pour rejoindre la Paz où nous avons juste transité quelques heures avant de reprendre un bus nous menant à Copacabana en bordure du lac Titicaca côté Bolivien.

Nous nous attendions à trouver beaucoup de monde et une ville sans charme mais il n’en était rien. On ne va pas dire que la ville n’est pas touristique mais nous étions surpris de trouver aussi peu de monde.

C’est une petite ville balnéaire, à 3800 mètres d’altitude. Les deux choses sympas à faire pour notre part sont de voir la basilique de la ville « Nuestra Señora de Copacabana » qui est très imposante pour une si petite ville.

Par contre l’intérieur ne nous a pas spécialement attiré, c’est très petit par rapport à ce que l’on peu voir de l’extérieur.

Cette ville est particulièrement connue pour son côté religieux entre le pèlerinage et le baptême des voitures devant la basilique :

Nous sommes ensuite montés au sommet du mont Calvario qui est justement leur chemin de pèlerinage. Nous avons fait l’aller en prenant un très long escalier ;

admiré la superbe vue sur la ville;

puis redescendu à flanc de montagne par un chemin bien plus sinueux mais agréable également :

Côté restauration, nous avons tenté le marché local qui nous a fourni un super déjeuner pour 10 Bvs ainsi qu’un kiosko sur l’avenue qui longe le lac , le N° 12 afin de déguster un bonne truite ( 25Bvs) , spécialité de la région ( La Trucha que l’on retrouve sous diverses formes, à l’huile, au citron, à l’ail … )

Le lendemain, nous avons pris le bateau en début d’après-midi afin de rejoindre l’Isla del Sol, qui se situe sur le lac, à 1h30 en bateau de Copacabana ( bateau pas très rapide… ).

L’île est très agréable et reposante car il n’y a aucun véhicule motorisé, aucune route. L’arrivée est surprenante car une belle montée d’escaliers pas très bien entretenus nous accueille. Avec les sacs et à cette altitude, la demi-heure de marche nous séparant de notre point de chute à été éprouvante !

En ce moment et ceci depuis bientôt un an et demi, la partie nord de l’ile est malheureusement fermée en raison d’un conflit entre deux communautés. Nous sommes donc restés une seule nuit sur l’île, ce qui nous a permis de faire le tour côté sud.

Voici le panorama que nous avons eu du mirador Palla Khasa le soir :

Le lendemain matin, nous nous sommes levés aux aurores pour admirer le lever de soleil :

Puis sommes descendus à la plage de Jajabi, où l’on retrouve un tout petit village de pêcheurs composé de quelques maisonnettes. Le nombre de bateaux est impressionnant en comparaison au nombre d’habitants.

Tout le paysage est fait de culture en terrasses, on a vraiment beaucoup aimé cette île.

De retour sur la terre ferme, nous avons pris un bus qui nous a permis de rejoindre Puno, village également situé en bordure du lac mais côté Péruvien.

Le passage de la frontière est très aisé et on descend pour se faire tamponner la sortie de territoire Bolivien et l’entrée dans le territoire Péruvien ; pas de contrôle de bagages ni rien.

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