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05
Juin-2018

Indonésie – Ile de Java

Non classé   /  

YOGYAKARTA


Nous voici en direct du train au départ de Yogyakarta en direction de Probolinggo mais commençons par le début :
Nous avons atterri à Denpasar sur l’île de Bali le 25 au soir après une bonne journée de transport pour arriver depuis la Nouvelle Calédonie. Nous nous mettons en quête de notre logement au plus près de l’aéroport car nous avons décidé de prendre l’avion dès le lendemain pour commencer notre périple indonésien par l’île de Java.
Après avoir échappé à la ruée des taxis, nous nous frayons un chemin vers l’hôtel que nous avions repéré. Négociation difficile, nous refusons son prix et nous en allons vers une auberge que nous avions repérée non loin de là. Cette fois-ci, nous arrivons à faire baisser le prix en dessous du prix booking 😊. Il est déjà 23 heures quand nous déposons nos bagages, rien de prévu donc pour ce soir.
Nous nous envolons le 26 pour Yogyakarta avec la compagnie Lion’s Air. Elle a très mauvaise réputation en raison de ses importants retards, pertes de bagages et l’aéroport de Yogyakarta est indiqué comme dangereux à cause de la courte piste et des aquaplanings. Super, on croise donc fort les doigts et sommes ravis que la chance nous ait souri : même pas une heure de retard au décollage !
Yogji est une ville importante de Java. Nous avions trouvé une adresse sympa pour dormir et prenons les transports communs pour nous y rendre. Nous recommandons cet hôtel qui a un très bon rapport qualité prix ( douche chaude, serviettes, super petit dej, personnel très sympathique et bonne situation géographique) ==> Agung Inn
Nous marchons jusqu’à la rue principale, Malioboro Street, où nous trouvons un énorme marché, nommé Beringharjo. Il s’agit du marché principal et traditionnel de la ville, sur plusieurs étages où l’on peut trouver de tout, nourriture, habits etc …
Nous rencontrons par la suite un indonésien, professeur de math, en attente de ses élèves. Il nous indique l’absolue nécessité d’acheter un sarong pour la visite des temples que nous prévoyons le lendemain. Il nous emmène au marché que nous avions parcouru auparavant et nous indique un stand avec la sarong et le bon tissu. Il nous aide même à marchander. Au final, nous sortons avec un sarong que nous n’avions pas l’intention d’acheter mais avec la sensation d’avoir fait un achat utile malgré tout. Il reste difficile de savoir si cette personne n’était pas plutôt un rabatteur.
Par la suite, cette même personne nous indique qu’il y a des expositions de peintures Batik avec l’enseignement de la manière de faire et qu’en plus c’est gratuit. Il nous indique le chemin et nous laisse, nous indiquant qu’il est l’heure pour lui de retrouver ses élèves et de rentrer dans sa ville, Surabaya. Une des personnes croisée sur la route nous aborde gentiment et discute avec nous. Il nous montre où aller voir l’exposition.
L’apprentissage de cet art est très intéressant. Nous faisons un tour dans la galerie et achetons notre premier souvenir, très pratique car le tissu ( en coton) peut être roulé : c’est pas lourd, petit et ne craint pas le transport 😊.
Nous revenons sur Malioboro street et croisons quelques œuvres marrantes tel qu’un lion :

Beaucoup d’indonésiens nous abordent dans la rue, parlant un français plus que correct. Il est difficile de savoir si c’est intéressé ou non mais régulièrement on se retrouve à les suivre à un endroit. Par exemple, nous avons à nouveau été emmenés à une galerie d’exposition du Batik. Bon c’est joli, les gens sont sympas et on a eu le droit à de l’eau fraiche et du thé donc on ne regrette pas d’y avoir fait un tour :
Nous rentrons ensuite en passant par la place Adul adul pour voir les voitures néon mais elles étaient absentes ce soir là. Dommage.
On commence à fatiguer et on craque pour rentrer en becak ( cyclo pousse local).
Pour le diner, nous mangerons, dans la rue Prawirotaman ( rue la plus sympa pour manger ou boire un verre), un Nasi Goreng ( plat très typique composé de riz frit, légumes et morceaux de poulets ) et un Sate ayam ( brochettes de poulets avec de la sauce aux cacahuète et du riz, excellent) puis nous rentrons à la chambre pour étudier le programme du lendemain.
Il y a deux temples à ne pas louper ici : Borodurur et Prambanan. Le premier n’est pas situé à Yogyakarta même mais à 40 km et le second à 17 km de la ville. Plusieurs choix, soit un tour qui nous récupère le matin ( l’option la plus confortable mais la plus coûteuse aussi , attention par coûteux on entend 10 euros …vraiment pas grand-chose par rapport à chez nous) ; le transport commun avec plusieurs bus mais impossible de faire les deux temples dans la journée niveau timing et le scooter.
On hésite beaucoup entre les trois choix chacun ayant ses avantages et inconvénients :
1- C’est la solution la plus chère et avec tout ce que nous voulons faire en Indonésie, nous devons faire attention au budget
2- C’est la solution la moins chère mais qui prend le plus de temps et nous ferait rester une journée de plus à Yogji.
3- C’est la solution intermédiaire mais Pierre n’était pas trop chaud pour louer un scooter dans cette ville, énormément de circulation et en plus, il n’y a que moi qui ait le permis international donc qui serait en règle.
Crevés, on se couche en reportant la décision au lendemain.
5h du matin, réveillée, tout est plus clair, on va prendre le scooter et je vais rouler.
Facile à première vue, sauf que je n’ai jamais roulé de scooter et au moment de démarrer, l’angoisse ! Du coup, pas trop le choix, Pierre a pris le relais, il s’est d’ailleurs senti un peu lésé ( j’ai bien joué mon coup il faut le dire !).
Le trajet se passe plutôt bien, les routes sont très chargées mais je trouve que les gens roulent bien et chacun suit les mouvements des autres.
Première destination : Le temple Borodurur
C’est un temple bouddhiste du 9ème siècle. Nous sommes dimanche et nous nous attendons à voir énormément de monde car c’est le lieu touristique le plus visité de l’Indonésie mais il n’en est rien. Alors, effectivement, il y a du monde mais ce n’est pas la grande foule non plus et nous pouvons visiter tranquillement.
Il est possible de prendre un ticket combiné qui permet d’accéder à ce temple ainsi que celui de Prambanan, ce que nous faisons donc. (555000 Rps / 40$ => le prix est très cher pour ici et les locaux payent leur entrée à 30000 Rps soit 2 euros).
Le spectacle est magnifique et dans un décor sauvage :
==> le meilleur moment de la journée pour la visite de ce temple est au lever du soleil.
Seconde destination : Temple de Prambanan
Il s’agit cette fois-ci d’un temple hindouiste. Nous y avons d’ailleurs croisé des moines. Il a été érigé un peu plus tard que le temple Borodurur mais dans le même siècle me semble-t-il. En réalité, ce n’est pas un temple mais un ensemble de temples car il y en a plus de 200. Les trois principaux ont été réalisés en l’honneur des dieux Brahma, Vishnu et Shiva. Ce dernier est le plus haut temple d’Indonésie et fait 47 m de haut. Sa visite est très intéressante également ; il y a aussi d’autres temples à l’extrémité du site, auxquels on peut accéder à pied ou en petit train ou tandem.
==> le meilleur moment de la journée pour la visite de ce temple est au coucher du soleil.
Après la visite de ces deux temples, on est forcés de constater que le sarong n’était absolument pas obligatoire et pour ainsi dire, que personne n’en avait. Le seul requis était d’avoir les jambes recouvertes et encore. Fausse information donnée donc par la personne rencontrée la veille et nous doutons maintenant encore plus de l’intégrité de cette personne. ==> 1 er achat inutile 😊
Nous rentrons en fin d’après-midi à l’hôtel et prenons quelques renseignements sur notre future destination , le Mont Bromo. On décide d’y aller en train le lendemain.
Repas du soir : Gado-Gado – typique et excellent, il s’agit de légumes croquants servis avec une sauce aux cacahouètes et du riz. On testera également le dessert d’ici : des bananes fries ( excellent !!)

Le lendemain matin, une personne très accueillante étant dans l’hôtel nous rencarde et nous conseille de prendre Grab, le Uber local afin de nous rendre à la station de train au lieu d’un taxi ou des transports locaux. Ce que nous faisons et qui est beaucoup plus économique que les taxis locaux même après une sévère négociation.
Voilà comment nous nous retrouvons ce jour, dans le train nous menant à la ville de Probolinggo.
Pour se rendre sur le quai de départ, il faut traverser les voies et même les trains qui sont à l’arrêt, plutôt spécial ! Nous avons choisi de voyager en business classe. Il en existe trois, l’économie, la business et l’executiv. La classe économie n’ayant pas la clim, on privilégie la business classe car il y a quand même plus de 8heures de train. ( les tarifs en ce moment sont à 160000 Rps en classe éco pour Yodji-Probolinggo ; 225 000 Rps en classe Businness ; 265000 en classe executive).

Paysage lors de notre trajet

 

LE MONT BROMO


Notre arrivée à Probolinggo s’est déroulée comme prévue : des rabatteurs très malhonnêtes tout autour de nous. Nous avons lu beaucoup d’articles sur le sujet et nous étions préparés mais on a difficilement réussi à ne pas se laisser avoir par les multiples arnaques et regagner notre hébergement pour un prix « normal ».
Pour prendre le bus le lendemain matin, même histoire…impossible d’avoir les bons renseignements ; le bus ne part qu’une fois plein et il est possible d’attendre des heures voire jusqu’au lendemain à moins de payer pour les personnes absentes. On décide de prendre un gocar ( équivalent de Uber) avec deux allemandes rencontrées le matin même, ce qui sur le papier nous reviendra moins cher que le bus. Seulement, celui-ci se trouve bloqué à plusieurs rues de là, il ne peut pas pénétrer dans la zone où nous sommes ( contrôlée par la mafia). Le temps d’y arriver, la course est annulée et tous les chauffeurs nous appellent en ne cessant d’augmenter le prix… situation impossible ! bref, un des chauffeurs à du avoir en avoir marre de jouer avec nous et est venu nous récupérer à un prix intermédiaire. Pénible tout ça !! ça, c’est la mauvaise partie de l’histoire. Ensuite vient le régal pour les yeux qui valait bien la peine d’être un peu chahutés. Nous arrivons dans l’après-midi au village de Cemoro Lawang qui est en hauteur, surplombant le volcan.
Pour parvenir au cratère, un chemin en terre descend du village jusqu’à la rivière de sable noire. Nous l’empruntons et arrivons sur cette zone totalement recouverte de cendres. On peut sentir les odeurs de souffre et l’air est complètement saturé. Un peu moins d’une heure nous permet d’arriver au pied du volcan où un escalier a été aménagé afin de monter sur la crête.
Arrivés en haut, le spectacle est à couper le souffle. C’est la première fois que nous sommes face à un volcan en activité. La fumée qui en ressort, l’odeur de souffre, cet énorme cratère à nos pieds et enfin l’étroite caldeira qui l’entoure est très impressionnant. En regardant autour de nous, le paysage est lunaire et a aussi tout son charme. Le fait d’arriver en fin d’après-midi permet de profiter de l’endroit quasiment tout seuls.

[ Il y a une astuce pour ne pas payer la somme exagérée demandée pour l’entrée du parc ( 217000 et 320000 Rps les week ends et jours fériés), les blogs expliquent très bien la démarche à suivre et le chemin à emprunter, voici les différents liens qui nous ont bien servis :
Voyagedesfruits.com
Mifuguemiraison.com]

Sur le retour, nous repérons le chemin qu’il va nous falloir prendre la nuit pour accéder au sommet d’une montage aux alentours afin d’assister au lever de soleil sur le Mont Bromo puis rentrons dîner et nous coucher tôt.
Réveil à 3h aujourd’hui, nous enfilons tous nos vêtements chauds ( eh oui ma doudoune sert finalement 😊 ) et on se met en marche vers un croisement du village où nous avons rendez vous avec deux anglais rencontrés la veille. Nous faisons le chemin ensemble, dans la nuit, avec nos lampes et nos téléphones nous indiquant les chemins à prendre à travers les champs de poireaux, forêts etc en éteignant les lampes aux moments critiques afin de passer inaperçus dans notre aventure hors sentiers battus. Plutôt sympa ! On retrouve ensuite la route bitumée et là, la raide ascension commence jusqu’au point de vue le Kings Hill.
Nous trouvons notre place et admirons le lever du soleil, qui nous permettra dans un premier temps de distinguer la vallée avec le village, puis le volcan Batok devant le Bromo, le Bromo et pour finir le volcan Semeru en fond, nous éclairant tout le panorama devant nous. Les cratères illuminés par le soleil prennent des couleurs différentes au fil du temps. On découvre la plaine recouverte de cendres où nous avons marché la veille. C’est très beau.
Reste plus qu’à redescendre tout ça pour aller prendre notre bus qui nous ramènera à Probolinggo. Cette fois-ci, nous nous étions un peu arrangés, nous étions 6 personnes à le prendre. Nous avons un peu attendu en quête d’autres passagers mais personne ne venant, nous partons en payant les places vides afin de ne pas louper notre train. Le chauffeur nous a fait une course, moins d’une heure pour arriver au lieu de 90 minutes, doublant dans tous les virages!
Nous prenons nos billets en gare afin de rejoindre Banywanggu, notre prochaine destination où nous attend le volcan Kawah Ijen.

KAWAH IJEN


La particularité de ce volcan explosif actif est ses flammes bleues, que l’on peut apercevoir seulement la nuit.

Après quelques recherches, contrairement à nos habitudes, nous avons opté pour un tour car le prix était correct comparativement à y aller seul et nous permettait surtout de descendre dans le cratère en toute sécurité accompagné d’un guide.

Le chauffeur de Kawah Ijen Tour nous attendait donc à la sortie de notre train à la gare de Karangasem.

Nous descendons donc comme des fleurs avec nos amis de Nouvelle Zélande et d’Angleterre au terminus de Banywanggu et là, belle surprise que de voir que nous n’étions pas attendu devant la gare et à nouveau harcelés par tous les rabatteurs.

On y a pas cru quand ceux-ci nous ont dit qu’il y avait une station avant, plus proche de notre homestay et même fatigués par la courte nuit précédente et notre ascension du Bromo le matin même, nous résistons aux rabatteurs…

Finalement, pour une fois, ils ne nous mentaient pas, nous avions bien loupé notre arrêt et merci à nos amis néo zélandais qui nous ont partagé leur connexion et nous ont permis ainsi de prendre contact avec nos hôtes qui sont gentiment venus nous chercher ( un bon point pour ce tour 🙂 ).

Deux heures plus tard, arrivés enfin à la homestay, nous sommes un peu déçus car contrairement à l’ambiance très familiale du tour contée par un blog et qui nous l’a fait choisir, on nous présente notre chambre, nous informe qu’on viendra nous chercher à minuit et demi pour aller au volcan et ça s’arrête là…

Nous sortons dans le village, où pour le coup nous ne croisons absolument aucun touriste, en quête de notre repas du soir. On se laissera guider par une très gentille indonésienne et ses enfants vers un warung local, une sorte de cantine où nous mangerons pour le prix dérisoire de moins de 2 euros à deux, boisson et dessert compris. Nous sommes en immersion totale et réussir à faire comprendre qu’on aimerait quelque chose de non épicé relève du défi.

Après quelques heures de sommeil, l’heure est venue d’aller au volcan. Deuxième réveil en pleine nuit de suite, celui-ci pique vraiment ( 00H30 …). Une petite heure de route nous attend pour arriver au parking où nous boirons un café bien chaud avant de pouvoir commencer l’ascension. Il y a quand même pas mal de monde malgré l’heure.

Nous montons pendant un peu moins de 2 heures pour arriver au sommet du cratère. Un peu avant l’atteinte de celui-ci, notre guide nous remet des masques qui nous permettront de respirer lorsque les fumées de souffre se feront trop présentes et asphyxiantes.

Nous sommes toujours en plein milieu de la nuit donc nous ne voyons pas grand chose arrivés au sommet. On descend dans le cratère avec nos lampes de poche en faisant très attention lorsque l’on croise les mineurs qui y travaillent. Il faut vraiment respecter leur travail qui se fait dans des conditions très difficiles et dangereuses. Le chemin pour remonter au sommet est étroit, raide et escarpé et il n’est pas possible d’y faire passer des charrettes. Ils doivent donc tout porter sur leurs épaules : deux paniers équilibrés, chacun contenant 50kg de souffre, waouh, déjà notre poids nous pèse alors 100 kg … on imagine difficilement. j’ai d’ailleurs essayé d’en lever un qui n’a pas bougé d’un centième de millimètres. Il faut ajouter à ceci l’air irrespirable chargé en souffre qui nous fait tousser et suffoquer, la difficulté liée à l’altitude ( + de 2000 m ) et la raide ascension.

Côté process, de l’eau est versée sur les flammes pour stopper la consumation du souffre, le faire passer à l’état liquide où il va être recueilli dans des tuyaux installés à la sortie des bouches et le souffre se solidifie à l’extrémité de ceux-ci. Une fois cristallisé, les mineurs interviennent en en extrayant des morceaux à coup de barre à mine.

Une fois arrivés au sommet, le minerai de souffre est cassé en petit morceaux afin d’en réduire le volume et est placé dans des sacs qui seront descendus jusqu’au parking en charrette par la même personne.

Donc nous descendons, comme je disais plus haut, dans le cratère où la fumée se fait de plus en plus dense et irrite les yeux. Nous pouvons voir ces fameuses flammes bleues qui se créent lorsque le souffre sort de terre ( à environ 200°). C’est très impressionnant de se retrouver au fond de ce cratère que l’on met bien 30 min à atteindre, à proximité de ces vapeurs chargées en souffre et de toute cette fumée intense.

Le cratère abrite un très grand lac qui est le lac le plus acide de la planète, ce qui explique sa couleur bleu turquoise. Il fait 1km de long, 600 m de large mais surtout … il atteint une profondeur de 200 mètres, waouh ! On y a même trempé les mains, et oui, elles sont toujours intactes 🙂

 Une fois le process et les jolies flammes admirées, nous remontons vers le haut du cratère afin de voir le jour se lever sur le lac acide pour en découvrir sa spectaculaire couleur bleue :

 

Nous redescendons ensuite et retrouvons notre chauffeur qui nous arrêtera à quelques lieux avant de nous ramener prendre le petit déjeuner.

==> la plantation de café :

==> la récolte du caoutchouc :

==> la cascade

Nous sommes ensuite déposés au ferry où notre journée de voyage vers Bali et plus précisément Ubud va commencer. On a l’impression d’être le soir alors qu’il n’est que 10 heures…


LA Suite dans BALI 🙂

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